Vaincre les attaques de panique facilement en gérant la réaction aiguë au stress.

L’attaque de panique ou crise de panique est une réaction instinctive face à une situation de danger imminent, et souvent imaginaire.
L’attaque de panique se manifeste notamment par une brusque accélération du rythme cardiaque et de la respiration qui entraînent un sentiment de perte de contrôle.

Un danger qui était imaginaire quelques secondes auparavant devient un danger bien réel qu’il faut apprendre à affronter de manière lucide. Une attaque de panique qui surbient lorsque vous conduisez, lorsque vous êtes entrain de descendre un escalier…

La réaction aiguë au stress

L’expression est plus parlante en anglais: Fight or Flight ce qui signifie se battre ou s’enfuir.

Cette expression illustre les 2 choix qui s’offrent à nous, êtres humains (mais également aux animaux) lorsque nous devons faire face à une menace, un danger, une situation imprévue qui peut nous causer du tort.

Soit on affronte le danger, soit on s’enfuit.

Cette réaction aiguë au stress provoque une poussée d’adrénaline qui va nous forcer à agir et dans le cas d’une vraie menace peut nous sauver la vie: imaginons un cas de figure dans lequel nous somme entrain de marcher en rue, perdus dans nos pensées et tout d’un coup on entend un déchirement de pneus, des coups de klaxons répétés et rapprochés.

Sans le phénomène de réaction aiguë au stress, on continuerait à marcher comme si de rien n’était mais il y a un conducteur qui vient de perdre le contrôle de son véhicule et ce véhicule se dirige vers nous à toute vitesse: il y a intérêt à s’écarter tout de suite, et c’est ce que la réaction aiguë au stress va nous permettre de faire.

Definition de paresthésie sur WikipediaUne réaction aiguë au stress, également nommée réaction aiguë à un facteur de stress, choc psychologique ou choc, est un phénomène psychique causé par un violent événement traumatisant ou terrifiant.

Attaque de panique et réaction aiguë au stress: quel rapport?

Entre le premier coup de klaxon et le moment où on a fait un bond de côté, il s’est passé ceci:

  • Dilatation des pupilles – Signe que nous somme sur le qui-vive et cherchons à voir tout ce qu’il se passe dans notre environnement
  • Nous sommes devenus livides, blancs comme un linge – La circulation sanguine vers les zones superficielles du corps est réduite, tandis que celle vers les muscles, le cerveau, les jambes et les bras est augmentée.
  • Nos muscles sont hyper tendus, prêts à tout pour nous défendre et vont continuer à trembler encore pendant quelques instants
  • Notre fréquence cardiaque et notre respiration ont accéléré brutalement – Les battements du cœur et la fréquence respiratoire augmentent pour fournir à l’organisme l’énergie et l’oxygène nécessaires à une réponse rapide au danger.

Ces symptômes de réaction aiguë au stress ont lieu en une fraction de seconde. En présence d’une menace imminente, ils sont difficiles voire impossibles à maîtriser mais lors d’une attaque de panique, le danger est imaginaire et avec un peu d’entraînement, il est assez facile de prendre le dessus sur le phénomène d’accélération de la respiration.

En contrôlant notre respiration, on coupe l’accélération du rythme cardiaque et en gardant un rythme cardiaque normal, on reste lucide et on garde le contrôle de la situation.

Vaincre les attaques de panique en contrôlant sa respiration

La prochaine fois que vous sentez venir l’attaque de panique, essayez de prendre conscience de votre respiration.

Vous allez vous rendre compte que vous respirez beaucoup plus vite que d’habitude et de manière très saccadée, comme si vous veniez de piquer un sprint.

1er réflexe: Respirez normalement!

Posez la main sur votre poitrine et essayez de reprendre le contrôle sur votre  respiration: inspirez lentement, profondément, expirez lentement.

Il faut casser cette accélération et bien faire comprendre à votre cerveau que c’est vous qui commandez votre respiration, et pas votre respiration qui vous commande. 

Vous n’allez probablement pas y arriver du premier coup, mais vous y arriverez très vite (après 3 ou 4 fois vous allez voir, ça vient tout seul).

En mettant la main sur votre poitrine, vous allez sentir votre coeur qui bat inutilement vite et cela va vous aider à respirer lentement, ce qui en retour va permettre à votre rythme cardiaque de redescendre et le fait de constater que cela fonctionne effectivement comme ça, va finir de vous tranquilliser et votre attaque de panique n’aura duré que quelques secondes au lieu de quelques minutes.

La bonne nouvelle, c’est que les attaques de panique, on les voit arriver et si on sait qu’en contrôlant sa respiration, on est capable de les maîtriser…et bien dès qu’on sent qu’une attaque de panique est sur le point de survenir, on commence à contrôler sa respiration pour prendre les devants sur la réaction aiguë au stress et éviter que tout ne s’emballe.

L’attaque de panique
aura été repoussée
avant d’avoir eu lieu.

Vaincre les attaques de panique en matérialisant le danger imaginaire.

Le déclencheur de l’attaque de panique, c’est une menace, un danger imminent. On ne sait pas d’où ça va arriver mais on est convaincu que ça va arriver et que ça va faire mal.
En mettant une image mentale sur cette menace, on va pouvoir prendre conscience de notre réaction aiguë au stress, ce qui va nous permettre de gérer cette réaction de manière lucide et dans le calme.

Vaincre ses crise de panique en matérialisant le danger
Vaincre ses crises de panique en matérialisant le danger

Une bonne image pour illustrer un danger imminent face auquel on ne pourra rien faire, c’est de s’imaginer en pleine nature, et de se retrouver tout d’un coup face à un taureau enragé, prêt à charger et à nous réduire en bouillie.

Quelle sera notre réaction aiguë au stress à la vue de ce taureau enragé?
Est-ce qu’on va prendre ses jambes à son coup et s’encourir?

Un danger imaginaire et…immobile.

Avec un vrai taureau ce serait une bonne option mais celui-ci, il a juste l ‘air terrifiant, en réalité, il ne va pas bouger.
Il ne va pas s’approcher

Il reste où il est: c’est juste une image qui va s’effacer de notre champ de vision dès que notre respiration aura retrouvé un rythme normal et que notre rythme cardiaque aura un peu baissé.

En conclusion

Être sujet à des attaques de panique de manière chronique n’est pas une fatalité. Par rapport aux désagréments que cela crée, la facilité avec laquelle il y a moyen de se débarrasser définitivement des attaques de panique est presque déconcertante.

Je ne suis pas médecin et je n’ai aucune idée de la valeur strictement scientifique des “trucs” pour se débarrasser définitivement des attaques de panique que j’ai exposés dans cet article, mais je vous promets que pour moi ça a fonctionné. Facilement.

Les attaques de panique, c’est presque un truc honteux, dont on a du mal à comprendre les causes et qui peuvent rendre les choses simples de la vie de tous les jours extrêmement compliquées. Pendant tout une vie…