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Comment j’ai arrêté de fumer sans rien d’autre que la juste motivation.

Arrêter de fumer

Arrêter de fumer

…fût l’une des seules conséquences positives des soucis de santé auxquels j’ai dû faire face à cause de mes problèmes de dos.

J’avais déjà essayé d’arrêter de fumer auparavant. Tentatives qui s’étaient soldées par autant d’échecs.
C’est normal. On arrête le tabac quelques jours, c’est dur, de plus en plus dur, on se dit qu’on arrivera jamais à tenir sans cigarette jusqu’à la fin de nos jours et la motivation s’effrite. On finit par craquer au bout de quelques jours, ou de quelques semaines pour les plus motivés et on recommence à fumer notre paquet de cloppe quotidien comme si de rien n’était.

Quand on arrête de fumer sans réelle motivation, autre que le fait de se dire que de fumer c’est mauvais pour la santé et que le tabac c’est tabou, c’est difficile. On a beau planifier, essayer, se motiver, sans un vrai déclic, une vraie motivation…arrêter de fumer c’est difficile.

C’est pour ça qu’on trouve sur le marché des produits de substitution à la nicotine, des patches, des pastilles, des méthodes par hypnose, des antidépresseurs, de l’acupuncture, des livres, des substituts homéopathiques, des traitements au laser (ben voyons!), et même des cigarettes électroniques; celle-là, c’est vraiment la meilleure! Des fausses cloppes pour arrêter le tabac!
Comment prendre les gens pour des nigaud! Une cigarette électronique…j’te jure…

Tous ces produits peuvent calmer le besoin de nicotine à court terme mais ne donnent pas une vraie motivation pour arrêter de fumer.
Pour ma part j’ai essayé les patches et les chewing-gum et ce fût un échec à chaque fois.

La cigarette du matin…

La cigarette du matin
La cigarette du matin: celle dont on est convaincu qu’elle est inévitable et qu’on ne pourra jamais s’en passer. Et pourtant…

Au delà de la motivation pour arrêter de fumer, le fait de comprendre le fonctionnement et les effets physiques et chimiques de la nicotine sur le cerveau à notre insu fût un des piliers incontournables de ma réussite de sevrage du tabagisme.

Tout celà est très bien documenté sur internet, il suffit d’un peu googler sur le sujet et on aura vite fait de comprendre le côté sournois de la 1ère cigarette.

La cigarette du matin: la cigarette qui, si on ne le fumait pas, ferait de nous des vrais non fumeurs.

Quand on allume une cigarette, la nicotine, ainsi que d’autres substances peu catholiques qui composent une cigarette (entre autres, de l’amoniaque), s’engouffrent immédiatement dans le sang et montent au cerveau, procurant une sensation de détente et de bien-être.
On croit que de fumer, ça détend mais c’est tout le contraire qui se passe.

Cette sensation de détente et de bien-être vient du fait que la nicotine ne fait jamais qu’assouvir un manque et ce manque est provoqué par la cigarette précédente, celle qu’on a fumé 20 minutes plus tôt, ou la veille, peu importe: ce manque est comparable au manque que peut ressentir un drogué qui n’a pas sa dose.

Et même si les effets du manque de nicotine se manifestent de façon moins violente, ils sont bel et bien présents.
La cigarette joue avec nos pieds: on la fume pour calmer une envie mais en la fumant, on crée les prémices pour l’envie de la cigarette suivante.

Et les produits rajoutés par les fabricants de tabac sont soigneusement sélectionnés pour leur pouvoir d’accoutumance.

C’est sournois, non ?

Quand on a compris ce petit jeu, on a le choix entre continuer ou arrêter de fumer.

Des obstacles sur la voie de l’arrêt du tabagisme

On s’en trouve toujours une multitude mais ces obstacles sont en carton: on se sent obligés de les rendre gros comme des maisons parce que que l’on croit qu’arrêter de fumer c’est un combat de titan mais ce n’est pas le cas.

On a peur de  prendre du poids ?

Quand on arrête de fumer, on a la bougeotte, la vie est différente.
On ne rechigne pas à l’effort et une balade ou un peu de sport sont abordés avec beaucoup plus d’enthousiasme que quand on est fumeur.
Je pèse moins maintenant que quand je fumais: arrêter de fumer ça donne la pêche et de la volonté pour faire plein d’autres choses.
Arrêter de fumer ça vous change la vie et celle de votre entourage.

L’autre obstacle principal, c’est la peur de vivre sans tabac, la peur de ne pas y arriver.
L’industrie du tabac a réussi à convaincre les fumeurs que jamais ils ne pourraient se passer de la cigarette.
L’industrie du tabac est allée jusqu’à trouver le moyen de créer en nous, un sentiment d’angoisse, rien qu’à l’idée de rester sans fumer pendant plus d’une heure, alors rester sans tabac toute la vie…

On n’ose même pas y penser…

Tout ça c’est faux: c’est du vent, de la fumée.
Cette angoisse de privation de tabac n’existe pas: on a juste peur d’avoir peur et ça, ce n’est plus du tout la même chose.
C’est le principe classique d’une angoisse: on croit qu’on a peur de ne pas pouvoir faire façe à une situation mais en réalité, on a peur à l’idée de se voir terrorisé et sans défense si la situation en question se présente.

Cette prise de conscience de l’esclavage et de l’accoutumance à la nicotine, savamment orchestrés par l’industrie du tabac fût un déclic, une révélation, une des raisons de trouver des motivations suplémentaires pour me débarrasser de la cigarette.

Les motivations pour arrêter de fumer

Dans mon cas et dans mon état je pense qu’on peut dire qu’on me les jetait pratiquement à la figure.
Il y avait des motivations directement liées à mes problèmes de dos et de santé à ce moment-là:

  • La prise de tabac et la douleur ne font pas ménage: le tabac, tout comme l’alcool a tendance à annuler les effets des anti-inflammatoires et à augmenter la douleur.
  • Le sang a vraiment autre chose à faire que de gérer la nicotine et les conséquences du tabagisme: le corps humain a tendance à essayer de se soigner tout seul, si on peut éviter de lui mettre des bâtons dans les roues en fumant…
  • En cas d’opération sous anesthésie générale, il y a un risque de complications plus important chez les fumeurs que chez les non fumeurs.
  • Rester sans bouger toute la journée parce qu’on est bloqué par la douleur, c’est une chose mais rester sans bouger et fumer deux paquets par jour, ça ne va rien régler

Et puis j’ai commencé à avoir un problème, toujours à demander aux autres s’ils voulaient bien aller me chercher des cloppes ou bien devoir appeler pour qu’on me ramène un paquet.
Je ne pouvais plus ni prendre la voiture, ni même faire 100 m à pieds.

J’ai commencé à me demander jusqu’où j’étais prêt à descendre pour avoir ma dose de nicotine.

Qu’est-ce que j’étais prêt à accepter de plus, que d’être un type en pyjama jour et nuit, et qui sent le cendrier et le tabac froid ?

J’avais été recueilli par mon neveu et son amie (tous deux non fumeurs) et eux, bons comme le pain, faisaient ce qu’ils pouvaient pour moi mais bon… j’avais vraiment un problème de conscience à ce niveau-là.

Au plus bas de mon calvaire, alors que j’étais couché (entrain de fumer, pour changer), j’ai eu un sursaut d’espoir à propos de mon dos:
Et si ça finissait par passer ?
Et si par je ne sais quel miracle je finissais par me sortir de ces problèmes de dos et à retrouver une vie normale ?
Est-ce que j’avais envie de me retrouver à nouveau privé d’autonomie, dans cet état de déchéance et de dépendance aux autres, quelques années plus tard à cause d’un cancer ou je ne sais quoi d’autre ?

C’est cette dernière question qui m’a fait arrêter définitivement et sans le moindre problème.

J’ai bien connu la douleur mais je pense qu’il n’y a rien de pire que la perte d’autonomie, la perte de mobilité et l’état de dépendance.
On est un malade perpétuel, on n’est plus rien, on n’est plus personne.

On est dépendant de sa famille, de ses enfants qui en fait comptaient encore sur nous mais on ne peut déjà plus rien faire pour eux…
On est des personnes à charge…
Si ça ce n’est pas une bonne raison pour arrêter la cigarette…

motivation pour arreter de fumer
Le secret pour réussir à arrêter de fumer, c’est la juste motivation. Et cette motivation est parfois plus facile à trouver quand on pense à ceux qu’on aime plutôt que juste à soi.

5 ans plus tard…

Je ne dis pas que ça été les doigts dans le nez mais…presque: l’envie de fumer ça passe très vite, en quelques secondes, et ça revient de moins en moins souvent ; une fois qu’on s’est débarrassé du côté angoissant de l’affaire, on s’habitue très vite et très bien à vivre sans tabac.

5 ans plus tard, je vais nettement mieux qu’à l’époque et je n’ai jamais été tenté de recommencer à fumer (et ce ne sont pas les occasions qui manquent).
Arrêter de fumer, ce n’est vraiment pas le combat qu’on s’imagine.

Voilà, j’ai été un peu long mais si vous avez lu jusqu’au bout, c’est que vous êtes sur la bonne voie pour vous aussi, arrêter de fumer.

😉

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8 réponses

  1. J’ai entendu quelqun (un fumeur) s’exprimer dans une émission de radio dont le sujet était de savoir s’il fallait augmenter le prix du tabac en Belgique ou pas, pour s’aligner sur les prix des pays voisins et dissuader ainsi les fumeurs de venir s’approvisionner en Belgique.

    Ce monsieur expliquait qu’il était pour, que l’augmentation du prix du tabac aurait un effet dissuasif et que cela aiderait peut-être certains à arrêter, même si, je cite: “nous, les fumeurs, on est battus d’avance.” (par la cigarette et ses effets pervers)

    On est battus d’avance…

    Ce monsieur devrait se rebeller au lieu de s’autoriser à penser et à dire des choses pareilles à la radio!

  2. J’ai arrêté de fumer suite à des problèmes respiratoires de plus en plus fréquents.
    Il y a 3 mois, mon fils a dû me conduire d’urgence à l’hôpital, un soir où j’avais une crise, je n’arrivais plus à respirer et j’étais entrain de m’étouffer.
    Le médecin qui s’est occupé de moi a été très clair: il fallait arrêter le tabac.

    Je n’ai plus allumé une seule cigarette depuis et je m’en porte très bien, les problème respiratoires se sont un peu stabilisés.

    Malheureusement, pour la majorité des fumeurs (dont je faisais partie), il faut un problème de santé sérieux comme déclencheur pour arrêter la cigarette…

    Curieusement, après, c’est facile comme tout. Il faut juste espérer que qu’il ne soit pas trop tard…

  3. Un mauvais point pour la pub télé pour les patches Nicorette qui montre un jeune homme qui a visiblement du mal à se contenir à la vue d’un paquet de cigarette, induisant l’idée qu’arrêter de fumer c’est si compliqué.

    C’est une question de motivation, point!

  4. Bravo à vous pour avoir réussi à arrêter le tabac sans aide !
    Mais il ne faudrait pas nier le fait que nous ne sommes pas tous égaux devant le tabac et son addiction déclenchée par la présence de nicotine.
    Moi même, ancien fumeur, j’avais, il y a de cela pas mal d’années, arrêté de fumer sans aucune aide. Cela m’avait paru presque facile…tellement facile que j’ai repris en me disant que je pourrais arrêter aussi facilement quand je le déciderais.
    Sauf que, les produits ont évolué…avec l’aide des industries du tabac qui ont trouvés des additifs pour nous rendre plus accros. Et mes tentatives suivantes se sont soldées par des échecs.
    Aujourd’hui, je suis passé à la cigarette électronique et je n’ai plus touché à une vraie cigarette depuis plus de 10 mois. L’amélioration de mon état de santé s’en est immédiatement trouvé très amélioré : plus de toux, de gorge irritée, un meilleur souffle, j’ai retrouvé l’odorat, le goût…
    Elle n’est sans doute pas “saine” à 100%, mais tous les médecins ou chercheur sur ce sujet s’accordent pour dire qu’elle est infiniment moins dangereuse que la vraie cigarette, 200, 500 1000 fois mois dangereuse, leurs différentes versions…amis en tout cas beaucoup moins dangereuse.

    Par rapport au fait de ne rien fumer, elle représente un risque qu’on ne sait pas encore mesurer, mais par rapport au vrai tabac, elle représente un gain gigantesque, et un espoir pour les fumeurs qui n’arrivent pas à arrêter, mais aussi pour les médecins qui s’occupent de ces sujets (tabacologue, pneumo, cardio…) et aussi pour nombre d’organisations qui luttent contre le fléau du tabagisme.
    Bien sûr, certain me ressortirons le rapport de l’OMS, par exemple, parut récemment.
    Sachez que ce qui a été publié de ce rapport n’est que la partie la plus “prudente” de ce document au sujet de la e-cig. Ces extrait ont même été largement interprétés, transformés, détournés par les médias en mal de scoopisme et donc d’audiences ou de ventes !
    Tout ce qui est en faveur envers la cigarette électronique dans ce rapport n’a pas été repris par ces mêmes médias !

    Pourquoi donc cette obstination de certains à détruire ce qui marche ?

    1. Je ne sais pas ce qu’il en est au niveau de la cigarette électronique mais une chose est sûre: tout produit sur le marché destiné à faire diminuer la consommation de cigarette est probablement sujet aux coups de boutoirs de l’industrie du tabac, afin de le démolir purement et simplement.
      Je ne peux pas faire de reco par rapport à la e-cig, je ne la connais pas, je vais un peu enquêter mais si la cigarette électronique aide à arrêter, pourquoi pas finalement ?

  5. Bonjour j’ai arrêté de fumer il y a presque 4 jours mais j’ai une question : j’étais rassurée en me disant que l’envie de fumer passait en 4min.. allez. 5 maximum.
    Depuis 2 jour mes crises durent pas 5min. Pas 10min non plus. Non. ça dure presque 3/4 d’heures. 3/4 d’heures de souffrance psychologique ou la seule chose à laquelle je pense c’est pourquoi un jour dans ma vie j’ai été faible au point de touché à cette merde qui me rend aujourd’hui nerveuse et j’insupporte mes amis à la fac et autours de moi, et aussi pourquoi mon corps me réclame une cigarette dont je n’ai pas besoin…
    Ma joie de mieux dormir la nuit et me réveiller sans migraine est grande, mais elle est gachée par ce caprice que mon cerveau me fait. Mes nerfs sont a fleur de peau… J’ai pas eu de déclic pour arrêter. Juste un raz le bol de sentir mauvais, de dépenser de l’argent pour m’empoisonner alors que j’ai envie de perdre du poids et de voyager. Voila. C’est ma souffrance personnelle.

    1. L’envie de fumer passe vite, de plus en plus vite, rassure-toi.
      Si pour toi c’est plus long, c’est peut-etre que tu penses plus à ces 5 fameuse minutes plutôt qu’à fumer.
      Essaie de t’occuper l’esprit, de penser à autre chose, de faire quelque chose pour détourner ton attention de ces 5 minutes: ça doit marcher !

      PS: Si une de tes seules motivations c’est de ne plus sentir le tabac, c’est une excellente raison d’arrêter de fumer.
      Je prends le train tous les soirs et il y a un type qui monte une station après moi: c’est un vrai cendrier froid sur pieds.
      Tout le wagon empeste à cause de lui, c’est une catastrophe!

      Courage!

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