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Jeûne intermittent danger: le fasting est-il dangereux pour la santé ?

jeûne intermittent danger ?

Le jeûne intermittent ne présente aucun danger pour la santé de quelqun…qui est en bonne santé et qui n’a aucun problème d’ordre nutritionnel, ne présente pas de symptômes liées à des troubles alimentaires, n’a pas de besoin spécifique ni de maladie liée à l’alimentation.

Le fait de maigrir est une conséquence naturelle du jeune intermittent mais avant de maigrir, le résultat que l’on cherche à obtenir, c’est de vivre mieux, en meilleur santé, et pas à se mettre en danger.

Le fasting est-il dangereux si je suis enceinte ?

C’est vivement déconseillé!
Vous n’avez peut-être pas spécialement besoin de manger 3 fois par jour, mais votre bébé oui!
Suivez les indications alimentaires de votre pédiatre et attendez la naissance de bébé.
Vous aurez tout le temps de perdre les kilos pris pendant la grossesse lorsque bébé sera né.

Puis-je pratiquer le fasting si j’allaite ?

Non!
Si vous allaitez, vous avez besoin d’un apport de calories supérieur à la moyenne (500 calories en plus) et si vous pratiquez le fasting pendant l’allaitement, vous risquez de ne pas avoir cet l’apport de calories nécessaire.

D’autre part, le fasting pendant l’allaitement peut être source de déshydratation et celà diminue la production de lait maternel.
Autrement dit: pas de fasting pendant l’allaitement !

Le fasting fait-il fondre les muscles ?

Le fasting intermittent ne représente aucun danger pour les muscles et personne ne risque de perte de masse musculaire en pratiquant le jeûne intermittent.

La quantité de glucose produite lors du dernier repas et qui n’a pas été brulée reste disponible pendant 24 à 36 heures pour tous vos besoins en énergie. En sautant un seul repas par jour, il y a vraiment assez de marge et de réserves d’énergie pour ne pas devoir vous inquiéter pour vos muscles.

Puis-je pratiquer le fasting si je suis diabétique ?

Aux Etats-Unis, certains diabétologues encouragent leur patient à pratiquer le fasting intermittent à petite doses.

Il convient cependant d’être très prudent car s’il est vrai que en théorie, sauter un  repas permet de réduire naturellement le taux de glycémie, des études ont démontré que le fasting peut être dangereux pour les personnes sous médicaments hypoglycémiants ( sulfonylurées, méglitinides).

Selon Erika Gebel Berg, PhD, dans Diabetes Forecast, «Une étude sur les personnes atteintes de diabète qui ont jeûné pendant le Ramadan a révélé que le risque d’être hospitalisé pour une hypoglycémie augmentait de 4,7 fois chez les personnes atteintes de diabète de type 1 et de 7,5 fois chez les personnes atteintes de diabète de type 2 “

Le fasting peut également être responsable d’un taux de glycémie dangereusement élevé. “A cause du manque de  nourriture”, écrit Gebel Berg, “le foie libère le glucose stocké pour produire l’énergie nécessaire.” 

Une étude à mis en évidence une multiplication par 5 de  l’hyperglycémie chez les personnes atteintes de diabète de type 2 qui ont jeûné pendant le Ramadan, et une triple augmentation chez les personnes ayant un diabète de type 1.Le fasting est une forme de stress pour l’organisme, et les hormones du stress telles que le cortisol augmentent le taux de sucre dans le sang. 

Le jeûne intermittent est-il dangereux si je suis quelqun d’angoissé / stressé ?

Le fait d’avoir faim par moment peut devenir très contraignant, surtout si l’on ne pense pas à se dire que “si j’ai faim, c’est que ça fonctionne, et donc je suis satisfait.”
Lorsqu’on est dans une période de stress, on a envie de manger, on a besoin de manger, du sucre de préférence. Ce n’est pas bon de manger du sucre mais le fait de se priver de manger peut vite devenir une source de stress supplémentaire.

Il faut aussi garder à l’esprit que lorsque le fait d’être à jeun entraine une baisse du taux de glycémie: pour remédier à cela, l’organisme produit plus de cortisol (hormone du stress) avec pour conséquence immédiate une augmentation du niveau de stress.
Le stress, ce n’est bon pour personne et un taux de cortisol élevé, un peu ça va, mais sur le long terme, trop de cortisol, c’est dangereux!

Dans jeûne intermittent, il y a “intermittent”, ce qui veut dire que personne n’est obligé de rester sans manger si la situation ne s’y prête pas.

Il y a toujours un autre train à prendre: pour que la fasting fonctionne et écarter tout risque de danger, il faut absolument être libre dans sa tête.

Attention danger! Jeûne intermittent & troubles alimentaires.

Voici probablement le cas de figure dans lequel le fait de pratiquer le fasting intermittent peut se révéler extrêmement dangereux.

Pas tellement dans le fait de ne pas ingérer de nourriture, mais précisément dans le fait de s’autoriser à en manger plus que de raison (boulimie), quitte à se faire vomir ensuite pour éviter de prendre les calories.
Il peut y avoir le risque d’associer les deux comportements pour accélérer la perte de poids mais la boulimie vomitive inflige des dégâts considérables au niveau de l’estomac, de l’oesophage, de la gorge, des dents, de la nuque, de la tête, et j’en oublie. 

A proscrire!

Puis-je perdre 10kg en 1 mois en pratiquant le jeune intermittent ?

En sautant le petit déjeuner et en adoptant un régime faible en glucides (pas de pâtes, pas de pain, pas de sucre, etc) je perds assez facilement 1kg par semaine, mais je me vois mal en perdre 2 ou 2.5kg.

Pour perdre 10kg avec le jeune intermittent, il faudrait donc 2 bons mois, en suivant le régime faible en glucide à la lettre, sans le moindre écart et surtout sans tenter d’accélérer le processus au risque de se retrouver dans des situations dangereuses comme décrit plus haut.

Comment savoir si le jeûne intermittent est dangereux pour moi ?

Lorsqu’on commence à sauter un des 3 repas, au tout début, on sent la différence: les 2 ou 3 premiers jours sans petit déjeuner, il manque quelque chose.
Et puis le corps s’adapte. En tout cas c’était le cas pour moi. Je n’ai jamais faim. Je pense que si la faim était une contrainte, je laisserais tomber parce qu’outre le fait que d’avoir faim, c’est une sensation désagréable, ça ne peut pas être un état qui se prolonge sans provoquer de conséquences négatives, que ce soit sur la santé physique mais également la santé mentale.

Je pense donc que tant qu’on est à l’aise, que la pratique du jeûne intermittent ne représente aucune contrainte et qu’on ne voit pas apparaitre de symptôme suspect, on peut pratiquer le jeûne intermittent en toute sécurité.

Mais il faut se surveiller, rester à l’écoute de son corps et son esprit et au moindre doute, s’arrêter et examiner la nature du problème.